Le feu vert de Québec est imminent

Réaménagement des berges de la rue Jacques-Cartier à Gatineau
Le feu vert de Québec serait imminent

Patrick Duquette; Le Droit

Québec s’apprête à donner le feu vert au réaménagement des berges de la rue Jacques-Cartier à Gatineau, a appris LeDroit.

Le ministère du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs (MDDEP) a presque toutes les informations en main pour approuver l’étude d’impact associée au projet de 32 millions. Le ministère attend encore des « précisions mineures » de la part de la Ville de Gatineau avant d’ »émettre l’avis de recevabilité de l’étude d’impact », précise Sophie Roy, porte-parole du MDDEP.

Le conseiller municipal Luc Angers a bon espoir de voir Québec enfin donner son aval, près d’un an et demi après le dépôt de l’étude d’impact en juillet 2010. « Le MDDEP semble satisfait pour l’instant des réponses obtenues. Nous devrions recevoir dans les prochaines semaines ou dans les prochains mois l’avis de recevabilité du projet », souhaite-t-il.

C’est donc une étape cruciale que le projet s’apprête à franchir, même si on est encore loin d’une première pelletée de terre. Une fois l’étude d’impact rendue publique, une personne, un groupe ou une municipalité peut adresser une demande d’audience publique au ministre Pierre Arcand. Le cas échéant, l’étape du Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE) représente un délai supplémentaire d’environ 6 mois. « Alors ce serait bien étonnant qu’il y ait de la construction majeure cette année », concède Luc Angers.

Depuis le dépôt de l’étude d’impact environnemental, le MDDEP a demandé des clarifications à la Ville de Gatineau à deux reprises, en novembre 2010 et en octobre 2011. Et cette fois, les réponses de la municipalité comblent les attentes du ministère.

La contamination, entre autres, soulève beaucoup de questions. La Ville de Gatineau a d’ailleurs admis la présence de sols contaminés aux BPC (biphényles polychlorés) derrière les maisons qui bordent la rue Jacques-Cartier, tout près de l’ancien dépotoir du parc La Baie. Un rapport d’avant-projet d’Hydro-Québec relève lui aussi la présence de BPC, mais sous la voie publique, une information qui a été démentie par la Ville.

Pour Luc Angers, toutes ces interrogations démontrent que le Bureau des audiences publiques sur l’environnement (BAPE) aura un rôle crucial à jouer au cours de la prochaine année. « Je crois qu’il doit y avoir une certaine vigilance quant à l’étendue de la contamination du sol. Même si la Ville affirme que les sols contaminés se retrouvent à l’arrière, il n’en demeure pas moins que le rapport d’Hydro-Québec indique une possible contamination du côté de la voie publique. Je crois qu’il serait avantageux que le BAPE procède à des audiences publiques afin de dissiper tout soupçon de la part de la population. »