Le St-Ex: réouverture?

Réouverture du bar le Saint-Ex: les problèmes de retour?

Antony Da Silva-Casimiro  ; La Revue

Le bar le Saint-Ex à Gatineau rouvrira ses portes le 26 janvier sous le nom de X Lounge. Mais la réputation peu élégante de l’endroit sera-t-elle conservée ou jetée aux oubliettes?

L’établissement, qui a reçu la visite des policiers environ 200 fois depuis 2009, a été rénové au cours des derniers mois. Il a fermé ses portes pendant 45 jours au printemps dernier.

Questionné à savoir si la sécurité des lieux allait être améliorée, le gérant du bar a indiqué que du nouveau personnel a été embauché et que des caméras de surveillance ont été installées à l’extérieur. Un code vestimentaire a aussi été mis en place, puisque le X Lounge se veut un endroit plus chic que ne l’était le Saint-Ex.

De nombreux citoyens, dont plusieurs résidants de bâtiments pour personnes âgées, habitant à proximité du boulevard Gréber se sont plaints du bruit à maintes reprises au fil des ans. La nouvelle équipe de gestion aurait insonorisé les murs pour remédier au problème.

Le gérant du bar se défend toutefois en affirmant que les employés ne peuvent contrôler ce qui se passe à l’extérieur. Il affirme que les débordements se produisaient dehors et non à l’intérieur des murs.

«On va être aux aguets» – Luc AngersLe conseiller du district de Pointe-Gatineau, Luc Angers, a reçu plusieurs plaintes de résidants ces dernières années. Depuis que le bar est en rénovation, il avoue ne pas en avoir reçu.

«Je présume qu’ils vont faire preuve de beaucoup de vigilance, car s’ils ont été accostés et leur permis d’alcool a été suspendu auparavant. Ils devront faire attention. Il y avait plusieurs problèmes et personne ne veut que ça ne se reproduise.»

À l’époque, lorsqu’il s’était entretenu avec les responsables de l’établissement, M. Angers s’était fait dire qu’une nouvelle orientation pour diminuer la nuisance était dans les plans. La possibilité de ne plus servir d’alcool figurait même parmi les options. «Ils voulaient rouvrir sur une autre forme.»

Le conseiller du quartier espère ne plus entendre parler de bagarres, de présence d’armes à feu et de grabuge. «On va être aux aguets. On connait son ancienne réputation et on va surveiller ça de près, car ils n’ont pas encore fait leurs preuves. S’il y a des plaintes, je ne crois pas qu’on va tolérer ça longtemps.»