Non aux huis clos excessifs

Le plan Bureau pour calmer la zizanie fait un mécontent

Patrick Duquette; le Droit

La formule retenue par le maire Marc Bureau pour rétablir l’harmonie au sein des membres du conseil municipal de Gatineau ne fait pas l’unanimité.

Le conseiller municipal Luc Angers ne pense pas que le retour des 8-8-8, ces réunions de cuisine à huis clos entre élus, réglera quoi que ce soit.

« Ces rencontres n’ont jamais été efficaces par le passé, alors je ne vois pas pourquoi on ramènerait quelque chose qui ne fonctionne pas », dit-il.

M. Angers n’a pas gardé un bon souvenir des 8-8-8, une formule qui permettait aux élus de proposer et de discuter des sujets leur tenant à coeur.

« Les propositions proportionnellement controversées étaient reléguées aux oubliettes. En outre, les décisions qu’on prenait lors de ces rencontres devaient être reprises lors du comité plénier, puis du conseil municipal », rappelle M. Angers.

« Le maximum » en public

Le conseiller du district Pointe-Gatineau en a aussi contre l’usage abusif des huis clos. « Je peux comprendre que le huis clos soit nécessaire pour les dossiers de nature judiciaire, les dossiers de ressources humaines où les conflits de nature interpersonnelle, dit-il. Mais si c’est pour discuter de nos grands projets, de l’utilisation des 20 millions (NDLR: l’argent des nouvelles taxes foncières au centre-ville), je pense que ça doit définitivement se faire en public. »

Le maire Marc Bureau affirme pour sa part qu’il n’a rien changé à sa façon de gérer le huis clos. « On fait le maximum de dossiers en public et on est vraiment un modèle au Québec sur cet aspect-là », insiste-t-il. Il convient toutefois que tout ce qui est litigieux n’est pas discuté en public. Il n’a d’ailleurs pas voulu préciser ce qu’il entendait par « litigieux ». « Normalement, tous les dossiers qu’on peut amener publiquement, on le fait publiquement », a-t-il répondu.