Des infrastructures... et après?
L’obtention des Jeux du Québec en 2010 permettra toutefois à Gatineau de mousser la participation sportive chez les jeunes et de se questionner, en tant que municipalité, sur les besoins en matière d’infrastructures sportives, précise M. Pilon. « Une chose est certaine, dit-il, le transport et l’argent ne doivent pas être des obstacles à la pratique d’un sport chez les enfants issus d’une famille défavorisée. Nous devons nous pencher sur des façons de faciliter l’accès de ces personnes à nos infrastructures »
Retarder la compétition
Le conseiller Luc Angers abonde dans le même sens que Jean Guy Ouellet quant aux effets négatifs de séparer trop tôt les jeunes entre le compétitif et le récréatif. Il invite d’ailleurs les différentes organisations sportives à réévaluer leur politique en ce sens. « Je suis d’accord qu’il faut développer l’élite, mais doit-on le faire dès l’âge de sept ou huit ans? Je ne crois pas. À mon avis, il serait préférable de retarder la division entre le compétitif et le récréatif à l’âge du passage entre le primaire et le secondaire. C’est un bon moment parce que le jeune aura à sa disposition un plus large éventail de sports à pratiquer. S’il n’est pas bon dans un sport, il aura plus facilement la chance d’essayer autre chose »
Alain Pilon est aussi de cet avis. « Les jeunes, surtout dans les sports individuels, ne devraient pas être placés en situation de compétition avant l’âge de 13, 14 ou 15 ans, estime-t-il. De le faire provoque souvent l’isolement du jeune parce qu’il devra passer beaucoup de temps avec son entraîneur à parfaire ses habiletés. La pratique du sport devient aussi trop rapidement une corvée et non plus un plaisir »




























